mardi 24 mars 2009

013 13_juillet_2009 lettre ouverte au Chef suprême des Armées

Ce livre électronique inachevé est en vente 3,99€ chez Lulu.com : http://www.lulu.com/product/ebook/phenix/18497384

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Merci de lire et faire suivre cette lettre ouverte au Chef suprême des Armées via la voie hiérarchique militaire

Paris, le 25 mai 2009

Patrice Hénin
75012 Paris
patrice.henin@gmail.com
http://patricehenin.blogspirit.com

Monsieur le chef suprême des Armées,

je demande aux autorités militaires si le président de la République française actuel a bien passé avec succès les examens du CYGICOP et de bien vouloir en publier les résultats.

Quelques médecins qui n'osent pas se manifester, m'ont fait part de leurs inquiétudes au sujet de la santé mentale du président.
Il apparaît, à moi et à des millions d'autres français, que ce président de la République a un comportement indigne, incohérent et même puéril.
Si j'en crois les résultats d'un sondage paru dans le site Internet du journal Le Post (taper simplement "sarkozy doit-il démissionner" dans un moteur de recherche pour trouver le sondage).

Indigne et puéril :
Il n'est pas supportable qu'il essaye de faire de l'esprit pour se rendre intéressant lors du discours prononcé en Afghanistan à l'occasion de la patrouille qui a coûté la vie à 10 de nos soldats :
"...si c'était à refaire, je le referais ! Pas la patrouille, bien sûr !..."

Moi qui suis fils de militaire, je me souviens étant enfant, en Algérie, entendre mon père partir en "opération", à 4h du matin, et de la nervosité de ma mère qui augmentait tout au long de la journée.
Je n'ai donc pas ri à ce supposé trait d'esprit.

Incohérent :
Un seul exemple, parmi des dizaines, d'une de ses phrases prononcée textuellement dans un discours :
"...le pouvoir de dire non, en fait, n'existe p... existe, et le pouvoir de dire oui, non, parce que chaque pouvoir équilibre l'autre dans un mouvement de paralysie quasi-générale".





Incohérent :
Un seul exemple, parmi des dizaines, d'une de ses phrases prononcée textuellement dans un discours :
"...le pouvoir de dire non, en fait, n'existe p... existe, et le pouvoir de dire oui, non, parce que chaque pouvoir équilibre l'autre dans un mouvement de paralysie quasi-générale".
 
Sarkozy est Jean Claude Van Damme
envoyé par Volksfuhrer - L'info internationale vidéo.



Je n'ai toujours pas compris cette phrase présidentielle.

Je vous remercie de lire cette lettre ouverte et de la transmettre à votre supérieur immédiat par la voie hiérarchique militaire.

Vous trouverez ci-joint une copie de la lettre au président, envoyée par voie postale et électronique à la présidence et à 4 800 adresses courriels d'élus, députés, sénateurs, médias français et étrangers, relations politiques et amis.
Vous découvrirez dans cette lettre un soupçon de haute trahison concernant le président et sa relation personnelle avec le gouvernement chinois.

Veuillez agréer, Monsieur le chef suprême des Armées, l'expression de mes sentiments respectueux.

Patrice Hénin

Bonus, offert par Slate.fr :
http://www.slate.fr/story/2887/nicolas-sarkozy-massacre-la-langue-fran%C3%A7aise



lundi 23 mars 2009

012 18_mai_2009 La Courneuve a ses lances-roquettes

Ce livre électronique inachevé est en vente 3,99€ chez Lulu.com : http://www.lulu.com/product/ebook/phenix/18497384


La Courneuve a ses lances-roquettes
Article 1
le 17/05/2009
Info publiée par la rédaction du Post



Action
Ce dimanche matin, vers 3 heures, des policiers transportaient un suspect à l’unité médico-judiciaire de l’hôpital Jean-Verdier à Bondy.

Au moment où le fourgon de police rejoignait l’autoroute A86 à hauteur de la Courneuve, une voiture l’a bloqué à un rond-point. "Ils ont constaté qu'un véhicule suspect les suivait, c'était un véhicule qui roulait tous feux éteints",
[pourquoi ils ne les avaient pas arrêtés avant pour voir ? Incompétents, peureux ?] raconte à RTL Loïc Lecouplier, secrétaire régional du syndicat Alliance. "Ce véhicule les a dépassés, les a légèrement heurtés et a bloqué le car police-secours; Dès lors tout est allé très vite."
[de plus en plus fort : ils sont suivis par un véhicule suspect, déjà repéré, qui les double, les heurte, mais tout va trop vite pour réagir ? Ils sont compétents, ces gens, ils avaient la trouille ou ils mentent ?]

Un homme armé d’un fusil [affirmation : c'est un fusil] est sorti puis a tiré une rafale [Ah ! C'est devenu un fusil-mitrailleur. ? A noter que la rafale a fait deux trous seulement] sur le véhicule de police. Selon certaines sources [qui ? Je voudrais savoir s'ils ont les douilles] , il s'agit d'une arme de fort calibre [affirmation] , "sans doute une Kalachnikov" [le mot diabolique est lâché. Qui dit kalachnikov dit terroriste, donc tous les droits pour la MAM, qui veut se doter d'une police armée de mitraillette, l'armée elle-même en a marre des sarkonneries]

Les policiers ont riposté [enfin] . Pendant les tirs, le suspect qui se trouvait à l’intérieur du fourgon en a profité pour fuir à pied [heureusement qu'il ne l'a pas fait avec les mains menotées, il aurait été trop vite], protégé par un nouveau tir de son présumé complice [toujours les 2 mêmes trous... à mon avis, c'est un flic présumé, à chaque fois il rate le pare-brise] . Le tireur est reparti en voiture [Quel magicien. Tous feux allumés, faisant feu de tous côtés, quand je raconterai ça à ma femme, ce soir ! En tout cas, le super bandit a raté son coup, malgré l'effet de surprise. Deux balles seulement ont touché le véhicule. Suivant les besoins de l'histoire, c'est un terrifiant personnage sur-armé, ou un faiseur de bruit].

Aucun policier n’a été blessé [oui, mais la prochaine fois, ce serait mieux s'ils avaient au moins des mitraillettes].
Le prisonnier en fuite a été rattrapé très rapidement par une patrouille de la Brigade anticriminalité (Bac) [Il y en a, du monde, à 3h du matin, dans ce coin. Super qu'ils soient là au bon moment. Il faut demander la description des appels à l'aide, pour prouver qu'ils n'étaient pas en embuscade] L’homme avait été interpellé en début de soirée, à La Courneuve. Il est soupçonné d’avoir tiré, dans l’après-midi, sur des policiers avec un pistolet à grenaille.
Réactions
"Une action aussi organisée de type commando [comme nous] en vue de faire évader un complice [ce n'est plus un complice présumé] est , c'est plus lié au grand banditisme", s'étonne le secrétaire régional du syndicat Alliance. "Pourquoi ils ont déployé une telle force de moyens ? On vient de franchir une fois de plus un pas." [l'invasion de la cité des Courneuve a permis de saisir 10 kgs de haschich. En tout ou dans le même appartement ? Parce que cela fait un peu léger, comme grand banditisme. Surtout que de nos jours, on ne sait plus qui introduit le hasch dans les cités, les dealers ou les flics ?]
"Ce n'est malheureusement pas nouveau", précise sur Le Post Nathalie Orioli, du syndicat SNG-FO Ile-de-France. "Depuis les violences urbaines de 2005, la tension n'est pas retombée[Qu'est-ce qu'ils foutent ?]. Les fonctionnaires sont sur le qui-vive en permanence[Pour deviner qui a le petit au tarot]."
La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a annoncé qu'elle rencontrerait ce lundi les policiers pris pour cibles, à l'occasion de son déplacement au siège de la Direction départementale de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis, à Bobigny. Elle souhaite "leur exprimer ses félicitations et les assurer de son engagement total à leur côté", selon Europe 1.


Article 2
Voiture de police attaquée à La Courneuve: "Les collègues ne se sentent plus du tout en sécurité"
le 17/05/2009
Info publiée par la rédaction du Post



Sur Le Post, Nathalie Orioli, du syndicat SGP-FO Ile-de-France, explique que "les fonctionnaires de police sont sur le qui-vive en permanence".



Cette nuit, un fourgon de police a été attaqué par 2 véhicules [donc 2 voitures, 2 chauffeurs et un tireur d'élite pas très efficace] à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), à hauteur de l'embranchement de l'A86.

A son bord, un homme arrêté quelques heures plus tôt pour avoir tiré au pistolet à grenaille sur des policiers. Placé en garde-à-vue au commissariat de La Courneuve, il était emmené à l'unité médico-judiciaire de l'hôpital Jean-Verdier de Bondy (Seine-Saint-Denis).
Un individu cagoulé est sorti d'une des voitures et a tiré sur les forces de l'ordre pour permettre à son comparse de s'enfuir [il va falloir donner des détails. Lors d'un transfert, on est toujours menotté. Pas cette fois, pourquoi ? Ils lui avait déjà cassés les deux bras ?]

L'arme utilisée ? Une arme de guerre, de type kalachnikov [faudrait savoir. Si on affirme que c'est une arme de guerre, il ne faut pas supposer aussitôt que c'est l'arme terrifiante et connue du public, à savoir la kalachnikov, mais expliquer, d'après les impacts, les douilles, de quel modèle est cette arme de guerre.]

Bilan de cette opération-commando: aucun blessé [évidemment] mais les policiers dénoncent une montée de la violence dont ils font l'objet.[nous y voilà : plus d'effectifs, SVP, un retraité sur 2 n'est pas remplacé]

Sur Le Post Nathalie Orioli du syndicat SGP-FO explique cependant qu'il n'y a "malheureusement, rien de nouveau"[il y a donc toujours des flics attaqués à la kalachnikov, c'est pénible].

Comment vont les policiers de La Courneuve ?
"Les fonctionnaires qui sont intervenus et sur qui on a tiré sont sous le choc évidemment,[les pauvres. Comment se fait-il qu'ils n'aient pas réussi à abattre le cagoulé qui surgit d'une voiture, toutes les voitures étaient à l'arrêt, le cagoulé virevoltait trop vite ? A cause du noir ? Vérifier les conditions d'éclairage, et le nombre de compagnies armées nécessaires pour arrêter un seul cagoulé] ils ont failli y laisser leur peau[moi aussi, hier, j'ai failli être renversé par une voiture de police qui ne voulait pas s'arrêter au feu rouge, c'est interdit aux flics de s'arrêter aux feux rouges]. On a à faire à des gens qui n'hésiteraient pas à tuer un flic pour libérer l'un des leurs.[Pourquoi, ils se connaissaient ? Le tireur a donc été identifié ? Et la composition de la bande déjà reconstruite ?] Ces gens n'ont plus rien à perdre. [faudrait pas nous la jouer kamikaze, quand même.]"

Quel est le climat parmi les fonctionnaires de police en Seine-Saint-Denis ?
"C'est la deuxième attaque cette semaine. La première fois, il n'y avait pas d'arme de guerre [on confirme, on rabâche que c'est une arme de guerre, alors qu'il existe des armes de poing, légères, lourdes, et toutes servent à la guerre. Même avec un arc, on peut encore faire la guerre. Et finalement, c'est nouveau, puisque "c'est la première fois que". On dit tout et son contraire] mais quand même... [revirement] Les attaques sont devenues monnaie courante[c'est plus nouveau]. Les fonctionnaires sont toujours sur le qui-vive, entre la violence dont ils font l'objet et la pression de la politique du chiffre qu'on leur impose..." [on se demande pourquoi les pressions dues aux quotas sont imputées à cet évènement. C'est révélateur de la machination en vue de l'augmentation des effectifs. N'oubliez pas que ce sont des syndicalistes qui parlent]

La violence envers les policiers est-elle nouvelle ?
"On assiste à une montée supplémentaire dans la violence avec cette histoire, c'est une montée supplémentaire dans l'organisation de guet-apens également. Mais il n'y a malheureusement rien de nouveau[j'abandonne !]. Depuis les violences urbaines de 2005, la pression n'est jamais redescendue."

"En plus, nous avons en face de nous des gens qui connaissent aussi bien la loi que nous[aveu intéressant, ça doit être les mêmes], qui connaissent toute la procédure. Ils savent qu'ils ont droit à une visite médicale pendant leur garde-à-vue. Ils savent qu'on doit les conduire à Bondy. Ils savent par où les fourgons passent. Ils ont l'habitude."

Mais une attaque à la kalachnikov[il a bien retenu la leçon, c'est formellent titré "kalachnikov], c'est la première fois qu'on en voit ?
"Ce n'est pas courant mais on en a déjà vu quelques fois[ben voilà ! Ils les ont vues ces kalachnikovs ! Au pluriel !]. On a même vu des lance-roquettes.[ça y est, on ne se gêne plus. Je n'ai même pas besoin de commenter. Je vous rassure, il n'ont pas encore de bombes nucléaires sales, ce sera pour la prochaine montée supplémentaire !] Les délinquants ont des armes lourdes, en face. Ils sont de plus en plus sur-armés. C'est un fait. Mais attention, je ne dis pas que les policiers devraient être plus armés. Nous avons un bon équipement. Il faudrait simplement plus d'effectifs.[Avec un départ à la retraite sur 2 non remplacé, le problème d'effectif ne fera que s'aggraver. En 2025, nous avons calculé qu'il manquera 225 000 fonctionnaires par rapport à 2007. Mais la MAM a parlé de leur fournir des mitraillettes]

Justement, qu'est-ce qui pourrait être fait pour améliorer la situation ?
"Ne pas baisser les effectifs, premièrement[bravo. C'est la première raison.]. Et surtout fidéliser les plus expérimentés pour qu'ils épaulent les derniers arrivés. Mais avec le climat général, même le plus grand professionnel finit par quitter la région parce qu'il aspire à plus de quiétude. Les fonctionnaires de police ne sentent pas en sécurité, ils savent qu'à chaque instant, ça peut dégénérer. Il faudrait être plus nombreux pour être présent partout, dans tous les quartiers. Cela permettrait un rapprochement avec la population."[Dès qu'un appartement se libère dans cette cité, il devrait être attribué à un policier, officier de préférence. Les gens se sentiraient vraiment protégés avec des policiers vraiment proches de la population]



Voici l'adresse du site d'Amnesty international, qui dénonce les violences policières :
http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/police-abuse-goes-unchecked-france-20090402
Le rapport de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité, qui dénonce également les violences policières :
http://www.cnds.fr/rapports/annuels.html
Dans son bulletin numéro 113 et la réaction de Patrice Ribeiro, plutôt inquiétante, du syndicat des officiers de police :
"Les accusations d'Amnesty International sont caricaturales et scandaleuses. La police française n'est pas une dictature d'Amérique latine des années 70. C'est certainement l'un des corps les plus contrôlés : contrôle hiérarchique, déontologique [justement : rapport de la CNDS !] et administratif. Les magistrats ne sont pas enclins à faire des cadeaux aux policiers et c'est normal car les policiers ne sont pas au-dessus des lois. Et les policiers eux-mêmes ne tolèrent pas les débordements de leur collègues quand il y en a. S'ils se font prendre ils sont sanctionnés. Quand un policier tue un délinquant, c'est à la justice et non à Amnesty International de dire si c'est un meurtre ou pas. Quant au dépôt de plainte systématique pour "dénonciation calomnieuse", c'est logique et nous l'encourageons à partir du moment où l'honneur d'un policier est mis en cause. Après, c'est à la justice de faire la lumière. Par ailleurs, on peut s'interroger sur l'opportunité de sortir ce rapport comme par hasard au moment où il y a des risques importants d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants avec le sommet de l'OTAN".


On n'est pas prêt de redresser la situation !


(merci à LibertésInternets pour la photo :
http://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/19/laffaire-de-tarnac-resumee-en-une-photo/ )


Bon, après s'être entraîné sur un chat, on peut passer à l'action, sur ordre de maintenir l'ordre (à coups de cailloux). En mai 68, les pavés partaient dans l'autre sens, mais on n'arrête pas la civilisation. En mai 2058, on pourra acheter des protections robotcops et boucliers aux manifestants.

Surtout à Strasbourg :







http://www.youtube.com/watch?v=1UIEYkTWf80

Mais ils n'avaient que des cailloux ! Le pays des droits de l'homme est aussi le pays de la raison de Descartes :
devant tant d'astuce et de stratégie innovante, le ministère ne pouvait rester sans réagir. Une prime exceptionnelle de 300€ a été versée à titre exceptionnel pour agissements exceptionnels.




Et encore 300€ de plus si vous vous êtes blessés en ramassant une pelle. A noter l'émulation que doit provoquer le désir de figurer parmi les 5% d'effectifs engagés qui se seront particulièrement distingués dans la rage de rétablir l'ordre : 300€ de plus eux aussi, soit 600 en tout.

C'est de l'incitation à la violence, c'est bien payé, c'est notre ministère public.

L'ennui, c'est qu'il y a une autre loi, qui dit :

Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (loi Le Pors), article 28 :
” Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. ” Caillasser des gens est tout à fait légal et mérite bonus.


Mais ils ont tout prévu, ceux qui, comme nous, auraient des réticences : "exclus à titre individuel : défaut manifeste d'implication..."





D'autres mécontents de la police, de vrais gibiers de violences à dénoncer, ce que je fais derechef :

http://www.lejdd.fr/cmc//societe/200918/police-des-methodes-musclees_205135.html
http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200918/les-abus-de-la-police-francaise-rapport-2008_205102.html
http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200914/la-police-au-dessus-des-lois_199249.html

dimanche 22 mars 2009

011 22_mars_2009 La colère monte

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12 mars 2009, à RMC, un promoteur immobilier, un vrai, pas mon frangin, nous livre quelques remarques d'ordre économiques.
La clarté , la force de vérité, le ton très posé employé dans ce discours diffère de celui d'un Jacques Attali, par exemple, ou des grands penseurs poussifs télévisuel à la BHL, qui savent tout sauf quelques détails de la vie réelle :

http://www.youtube.com/watch?v=S8Nvbk3Oxb0

La colère monte... chez les argentiers qui n'ont que ce poivrot libidineux pour faire les lois capitales (...is...tes...hic) :


Juppé se prépare, on ne voit plus que lui...
Et ça va recommencer : rien de tel que la droite pour relancer la droite.

Décembre 1995 ? Il y a 13 ans ? C'était de la faute de Chirac, voyons, braves gens.
Il va vous sauver du sarkozysme, voyons, braves....

Ah ! Vous en redemandez ? Le cirque Pinder dans la cour de l'Elysée, 2007 - 2017 ?
Voilà, madame Bernadette est servie.
Il adore épingler des médailles, ça fait président :





Sarkozy et l'eau ferrugineuse

lundi 16 mars 2009

010 11_janvier_2009 Mamie donne une leçon à Sarkozy

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Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait... :







Mamie donne une leçon à Sarkozy

dimanche 15 mars 2009

009 14_decembre_2008 cynisme des cynophiles

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0005 cynisme des cynophiles


Prévention musclée au collège de Marciac


J’ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers… On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées… Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage…. Bref, je reste interrogateur !

Mais voilà que ce week-end, j’accueille ma fille Zoé - elle a 13 ans - de retour du collège de Marciac. Elle me raconte son mercredi au collège… colère à l’intérieur de moi… révolte… que faire???
J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté.
Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :


« Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.
A peine 10 minutes plus tard - nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde!?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes… Enfin non, pas exactement!!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit: « Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique ! »
Enfin il a dit ça, à peu près… Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.
Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant: « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite: « Et ton manteau! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes… Enfin, non, pas dehors: nous étions entre deux salles de classe.
Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.
Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.
La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C’était à mon tour! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes…..
Je décris: Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme: « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais… » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!

Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien!!!! »
La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit: « tu peux ranger! ».

J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite.
De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer au math!

Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté.
Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert!
Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté.

Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

Une prévention? Avec des chiens? Armés comme aujourd’hui?

Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.
Les profs ne nous en ont pas reparlé….Ils avaient l’air aussi surpris que nous!
Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question: Que se passe t il?
Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés! »

Zoé.D.R

Qu’en pensez vous? Que dois je faire ? Qui parle de violence ?
Il me semble important d’écrire ici qu'aucune personne du collège n'a jugé important de communiquer sur ces faits (???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ?
Les enfants « victimes » (et je pèse ce mot) de ces actes sont en 4ème et 3ème.
Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas….


Frédéric

http://www.millebabords.org/spip.php?article9635






Le cynisme des chiens.



Le récit ahurissant fait par un enseignant du Gers concernant l’intrusion dans sa classe de gendarmes et d’un chien, m’a littéralement bouleversé. Et j’ai pleuré. De rage bien entendu. Je suis un vieil enseignant, à la veille de la retraite. Ce métier a été ma seule vocation. Je me suis toujours tenu pour le seul maître dans ma classe après Dieu (s’il existe bien entendu !) et personne n’y rentre sans mon autorisation, ni chef d’établissement, ni inspecteur, ni ministre et, à fortiori, ni gendarme ni chien. Impossible ! A moins d’un cas de force majeure grave que le chef d’établissement devra m’expliquer au préalable. Je le dis donc tout net : si une telle chose m’arrivait je donnerais l’ordre aux élèves de désobéir. Telle est mon éthique de professeur. J’estime ma mission d’enseignant plus haute que ma propre sécurité. En vérité, depuis quelques années, les enseignants s’accommodent de bien de choses inacceptables. Oublient-ils ce principe républicain qui veut que l’instruction publique vise aussi à former des citoyens incommodes ?

Comment en est-on arrivé là ? Tout se passe aujourd’hui comme s’il y avait une redoutable confusion des rôles, des institutions comme de leurs fonctionnaires. De toute évidence, au niveau des responsables de l’Etat comme au sein de la population, il y a confusion entre l’espace public propre à l’école et d’autres formes d’espaces publics ou communs. Or, l’école n’est pas publique au sens ou peuvent l’être les chemins de fer, les télécommunications ou la place du marché. Cela fait des années qu’on croit bien faire en ouvrant l’école sur l’extérieur. La rue y est rentrée, avec son lot de désagréments. Si la rue peut enrichir l’expérience, seule l’école donne une véritable instruction. Comment des vérités aussi élémentaires peuvent-t-elles avoir été oubliées ?

Admettons qu’un policier ait toute légitimité pour procéder à des fouilles dans les aéroports et dans la rue (à condition bien sûr que cela ne s’adressent pas qu’aux basanés !). Cela lui donne-t-il pour autant le droit de se substituer à l’autorité du maître dans sa classe ? On a souvent du mal à distinguer entre le maître qui impose une domination et le maître qui exerce un magistère. Et comme ce principe s’est perdu, le maître-chien, fût-il gendarme, se sent autorisé lui aussi à prendre la place de l’enseignant à l’école. Et quand un magistrat se permet de croire que la peur du gendarme introduite brutalement à l’école est ce qui préservera les élèves de la délinquance on se demande, bien que n’étant pas gaulois, si le ciel n’est pas tombé sur notre tête ! La peur et la répression ont remplacé la mission éducative de l’école. Quel échec ! Sait-on simplement que lorsque le chien et le gendarme se substituent à l’autorité du maître à l’école, c’est que les loups hurlent déjà aux portes de nos villes. Il s’ensuit en général un bruit de bottes sur les trottoirs.

Mon cœur donc gronde de colère et qu’on le laisse faire ! Il y a des moments où la raison raisonnante devient impuissante et laisse place à l’indignation. Toutefois, des chiens, préservons-nous de leur rage et de leur cynisme. J’emprunte cette expression « le cynisme des chiens » à Chateaubriand qui, dans ses Mémoires d’Outre-tombe, l’utilise pour qualifier les révolutionnaires qui, sous la Terreur, bons père de famille, emmenaient leurs enfants se promener le dimanche en prenant soin de leur montrer en passant le dada des charrettes qui conduisaient des citoyens à la guillotine. Le cynisme est dans la contradiction voulue et assumée opposant les grands principes humanitaires qu’on affiche et la pratique quotidienne du massacre de citoyens.

Aujourd’hui, nous avons affaire à une autre forme de cynisme. Dans le spectacle que donne à voir par exemple le Gouvernement actuel de la France. Le président, Nicolas Sarkozy le premier. Loin de moi l’idée de vouloir l’affilier à une quelconque gent canine. Mais son cynisme consiste à affirmer une chose et son contraire, à soutenir un ministre un jour, à le désavouer le lendemain, à parler constamment à la place de ses ministres. Dans son agitation ultra médiatisée, il procède à une véritable désymbolisation constante des institutions de la république. Il y a bien là un travail d’affaiblissement de l’autorité de ces dernières. Pour parodier Hannah Arendt, disons qu’il a y aussi perte d’autorité quand les adultes refusent d’assumer le monde dans lequel ils ont mis les enfants, les vouant ainsi à une culture de la violence. Le refus de l’éducation est l’étalage de la répression et le culte de la sécurité. On croit que la sécurité n’est qu’une affaire de police alors qu’elle réside avant tout dans le contrat liant les citoyens, contrat implicite et symbolique comme sortie de l’état de nature. C’est ce refus de l’éducation qui pousse à vouloir incarcérer des enfants de 12 ans. Reste maintenant à obliger des psychiatres à inventer une substance antiviolence qu’on inoculerait aux femmes enceintes, sans leur consentement bien entendu.

Tout cela est grave, très grave. La démocratie ne fait pas toute la légitimité d’une république. Un pouvoir tyrannique peut se mettre en place démocratiquement. L’histoire comme on sait ne se répète pas et les formes de totalitarisme à venir sont forcément inédites. Nous sentons bien qu’une nouvelle sorte de régime politique, insidieusement, se met en place. Quand, à l’heure du laitier, un journaliste est brutalement interpelé chez lui, devant ses enfants ; quand des enfants innocents sont arrachés de l’école et renvoyés dans leur pays d’origine ; quand une association caritative est condamnée à de lourdes amendes pour être venue en aide aux sans abris ; quand….Même si nous n’avons pas encore tous les éléments théoriques permettant de penser ce régime inédit, il se présentifie déjà avec des signes certains de la monstruosité. Face à tout cela, le PS, principal parti d’opposition, se déchire lamentablement. L’heure serait-elle venue, pour nous enseignants du moins, d’entrer dans la désobéissance civile.

Je ne parle peut-être pas d’outre-tombe mais je suis d’Outre-mer. Comme beaucoup d’Antillais, j’ai aimé une certaine France malgré l’esclavage et la colonisation, malgré Vichy et la collaboration. Cette France qui à deux reprises, a su abolir l’esclavage, celle qu’on a cru ouverte aux Droits de l’homme et aux valeurs universelles. Celle dont l’école, malgré ses aspects aliénants pour nous, a su donner le sens de la révolte à un Césaire ou à un Fanon. Qu’il faille dépoussiérer cette vielle école républicaine ne signifie pas qu’on doive la jeter avec l’eau du bain. Est aussi à réviser cette identité républicaine hypocrite qui a du mal à s’ouvrir à la diversité. Et quand on constate que monsieur Brice Hortefeux, ministre de cet affreux ministère de « l’intégration, de l’identité nationale et de l’immigration », aux relents franchement vichyssois, se permet de réunir, à Vichy précisément, les ministres européens chargés des questions d’immigration on peut légitimement penser qu’il y a là une continuité conservatrice inquiétante. Ce ministre rend visite le 10 décembre au Haut Conseil à l’intégration. Je n’y serai pas. J’annonce ici publiquement ma démission du HCI. Cette France qui vient ou qui se met en place sournoisement, je ne l’aime pas. Devrions-nous alors, d’Outre-mer, faire dissidence ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr en tout cas c’est que la plus grave erreur serait de se dire, comme à l’accoutumée, que les chiens aboient et que la caravane passe.

Jacky Dahomay.



Professeur de philosophie à la Guadeloupe



Démissionnaire du Haut Conseil à l’Intégration




samedi 14 mars 2009

008 13_decembre_2008 Ils pensent, donc c'est eux

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0004 Ils pensent, donc c'est eux (qui sabotent)


NON A L ORDRE NOUVEAU

www.soutien11novembre.org

Une opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation anti-terroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien d’atteindre les institutions de l’État, et de parvenir par la violence – je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise – à troubler l’ordre politique, économique et social ».

La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n’existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché.

L’inculpation pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » est plus que vague : qu’est-ce au juste qu’une association, et comment faut-il entendre ce « en vue de » sinon comme une criminalisation de l’intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu’il peut s’appliquer à pratiquement n’importe quoi – et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d’exception.

Les personnes inculpées n’ont pas été choisies au hasard, mais parce qu’elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations – dernièrement, celle de Vichy, où s’est tenu le peu honorable sommet européen sur l’immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain.

On a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s’est organisé dès leur arrestation. Ce qu’ils cherchaient, ce n’est ni l’anonymat, ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole.

Finalement, l’absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de se dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.

Libération immédiate

En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu’à quel point allons-nous accepter que l’anti-terrorisme permette n’importe qui d’inculper n’importe quand ? Où se situe la limite de la liberté d’expression ? Les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c’est à nous de la donner, et d’abord en demandant l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l’exemple.

PREMIERS SIGNATAIRES

Giorgio Agamben, philosophe; Alain Badiou, philosophe; Jean-Christophe Bailly, écrivain; Anne-Sophie Barthez, professeur de droit; Miguel Benasayag, écrivain; Daniel Bensaïd, philosophe; Luc Boltanski, sociologue; Judith Butler, philosophe; Pascale Casanova, critique littéraire; François Cusset, philosophe; Christine Delphy, sociologue; Isabelle Garo, philosophe; François Gèze, éditions La Découverte; Jean-Marie Gleize, professeur de littérature; Eric Hazan, éditions La Fabrique; Rémy Hernu, professeur de droit; Hugues Jallon, éditions La Découverte; Stathis Kouvelakis, philosophe; Nicolas Klotz, réalisateur; Frédéric Lordon, économiste; Jean-Luc Nancy, philosophe; Bernard Noël, poète; Dominique Noguez, écrivain; Yves Pagès, éditions Verticales; Karine Parrot, professeur de droit; Jacques Rancière, philosophe; Jean-Jacques Rosat, philosophe; Carlo Santulli, professeur de droit; Rémy Toulouse, éditions Les Prairies ordinaires;
Enzo Traverso, historien; Jérôme Vidal, éditions Amsterdam; Slavoj Zizek, philosophe




vendredi 13 mars 2009

007 3_decembre_2008 Envoyez les horaires du TGV à Sarkon

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jeudi 12 mars 2009

006 17_juillet_2008 Salle d'attente pour psychotique à tics, et tic-tac

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17 juillet 2k8
Non, nous ne sommes pas dans la salle d'attente du Dr Elisabeth-Marie Meyer-Buisan (totalement dépourvue de duplicité), ni dans la salle d'attente pour futur président d'Europe, mais sur le plateau de France3, pendant les six minutes avant l'émission du 30 juin 2008, 19h.
Notre cher petit, président de son état, pas vraiment du mien, se montre vraiment tel qu'il est.
Donc, je ne vois pas pourquoi il est fou-furieux, d'avoir découvert cette vidéo. Les journalistes qui ont sorti cette vidéo "off" sont traqués et poursuivi en justice.
Charmant pays.
Il est bien rendu, je trouve, à vomir, même.
Il ne se contrôle pas très bien, à ce sujet (si, si, il détient le code des frappes nucléaires françaises).
Simplement, il y a de la gêne dans "l'air".
Rappelons que Sarkozy de Nagy Bocsa (son vrai nom d'état civil... euh... français), n'est pas président d'Europe avec un CDD de six mois, c'est la France qui est présidente d'Europe, juste pour organiser les débats.
Si quelqu'un téléphone à l'Europe (exemple : "vous voulez pas des anti-missiles américains gratuits, pour vous protéger des balles des terroristes iraniens ?"), il faut quelqu'un pour répondre et transmettre cette proposition d'un autre monde aux autres états membres.
En tant que français et il y a encore peu, fier de l'être, ce sera la risée internationale, l'erreur de casting, qui répondra pendant ces six derniers mois de l'an (non, ne criez pas "de grâce !) 2008.
Pourquoi "erreur de casting" ? Parce que 53% des français l'ont choisi comme notre plus haut (?) représentant (de grâce !).
Il n'est pas là non plus à titre gracieux : 178% d'augmentation de salaire, 22 000€/mois, quoi.
Trompés sur la qualité. C'est ça, la télévision, c'est parfait pour la publicité, quoiqu'il en dise, le petit ingrat.
Et puis, ceux qui l'ont sponsorisés comme la sornette à talonnettes providentielle, s'en mordent les doigts : Chirac était digne, au moins, et planque ses remerciements au Japon.
Comme un enfant, après avoir touché de l'oreille son manque total de popularité dans cette salle d'attente, il joue les gros bras : "ça va changer, alors là, ça va changer" (c'est moi, le grand président, de l'Europe et de Navarre, qui te le dit).
Il essaye de détourner sa gêne en exhibant sa montre à cinquante mille euros.
Il lui faut un prétexte pour cela, et il n'hésite pas à se ridiculiser en demandant si l'heure est juste, à l'horloge du plateau. C'est vrai qu'on passe n'importe qui, à n'importe quelle heure, à la télé, surtout un JT.
C'est comme à la SNCF, quand les trains ne sont pas à l'heure, il faut demander si les horloges le sont, n'importe quel petit président vous le dira.
Français, vous avez placé au sommet de l'état quelqu'un qui va vous apprendre la politesse, il ne dit plus "casses-toi, pôv con" (1), mais "c'est une question d'éducation".
Vous avez effectivement placé au sommet de l'état quelqu'un qui sait orienter les émissions ("on parlera de Carcassonne ?"Ce matin, j'ai proféré des insanités à l'encontre des plus hauts chefs militaires ? D'ailleurs, écoeuré, le chef d'état-major des Armées de Terre a démissionné... On en parlera ? C'est à vous de voir, bien sûr...").
J'apprécie particulièrement le "bien sûr".
Vous avez voté pour un chef d'état qui ne dicte pas le contenu des émission de TV, mais les suggère. En agitant à coups d'épaules une veste présidentielle perpétuellement ajustée (2) et en réglant une montre aussi juste que lui (3). A noter qu'il a toujours un portable sur lui, mais il ne saitdonc pas régler la date / heure.
Vous avez placé au sommet de l'état quelqu'un qui nous fait pitié, dont le ridicule masquant l'incompétence rejaillit sur chaque français. Allez à l'étranger, et vous comprendrez.
Régalez-vous (durée 00:07:36) :


Sur Rue89, la plainte de l'Elysée :
On a de la chance, il n'a pas encore pensé à arracher les yeux des spectateurs.
1) "casses-toi, pauvre con", et d'autres prestations pleines de prestance (la French Touch mise à mal ?) :

De 0 - Scans procès


(pour devoir de mémoire)

(2) vous vous rappelez, durant le mois de mai 2007, cette importante information qui passait en boucle sur des chaînes TV d'informations :
"Le magazine Vanity a élu Sarkozy meilleur président pour l'élégance de ses costumes".
Au fait, qui possède le capital de Vanity ?
(3) Patrimoine de Sarkozy Nagy de patati et patata, déclaré pour la présidentielle :
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
11 mai 2007 Texte 2 sur 208
ÉLECTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Conseil constitutionnel
Déclaration de situation patrimoniale de M. Nicolas Sarkozy
proclamé Président de la République
NOR : HRUX0710372X
Nom : Sarkozy.
Prénom : Nicolas.
Régime matrimonial : communauté.
Profession du conjoint : sans profession.
Mandats locaux : président du conseil général des Hauts-de-Seine.
BIENS PROPRES ET BIENS COMMUNS
I. − Immeubles bâtis et non bâtis
Aucun.
II. − Valeurs mobilières
1. Valeurs non cotées en bourse
Néant.
2. Valeurs cotées en bourse
Néant.
3. Placements divers
Néant.
III. − Assurance-vie
Contrat d’assurance vie chez Neuflize Vie (situation du contrat au 31 janvier 2007) : 135 679 €.
Société générale (pour un total de 1 906 487 €) :
– Sequoia sécurité assurance vie (valeur au 31 décembre 2006) : 1 860 466,48 € ;
– Sequoia équilibre (valeur au 31 décembre 2006) : 6 927,59 € ;
– Sogecvistal Gar Ass. (valeur au 31 décembre 2006) : 39 093,10 €.
IV. − Comptes bancaires courants ou d’épargne,
livrets, espèces, comptes courants de société
Plans Epargne logement (au 31 décembre 2006) :
Pierre : 12 809,10 € ;
Jean : 12 809,10 € ;
Louis : 37 678,47 € ;
Cécilia : 5 979 € ;
Nicolas : 5 979,33 €.
Codevi :
Cécilia : 5 843,12 € ;
Nicolas : 4 769,62 €.
Compte courant Société générale (au 28 février 2007) : 10 082,53 €.
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
11 mai 2007 Texte 2 sur 208
V. − Meubles meublants
Néant.
VI. − Collections, objets d’art, bijoux, pierres précieuses, or
Néant.
VII. − Véhicules terrestres à moteur, bateaux, avions, etc.
Austin mini (année 2006) : environ 15 000 €.
VIII. − Fonds de commerce ou clientèles, charges et offices
34 % de la SELAS Arnaud Claude Nicolas Sarkozy, société d’avocats.
IX. − Autres biens
Néant.
X. − Biens immobiliers et comptes détenus à l’étranger
Néant.
XI. − Passif
Caution pour 34 % à titre personnel d’un prêt de 7 millions de francs contracté par la SELAS pour le rachat de la clientèle.
Société générale :
2 emprunts pour travaux de décoration de mon appartement pour un montant total de l’emprunt de 50 000 € :
– mensualités : 627,42 € (échéance septembre 2007) ;
– mensualités : 543,4 € (échéance septembre 2009).
Je certifie sur l’honneur l’exactitude et la sincérité des présentes déclarations.
Fait à Paris, le 17 mars 2007.
NICOLAS SARKOZY

------------------------


Comment un avocat, maire de Neuilly, même fils de bonne famille, peu dépensier, économe, peut-il posséder autant ?
Je me souviens très bien qu'à l'époque, les télévisions rabâchaient qu'il avait déclaré 2 millions d'euros, "principalement en assurances-vies". Cela faisait bon père de famille (re-com-posée).
Il fallait poser la question, avant, à la vrai Famille (par ordre alphabétique) : MM. Bolloré, Bouygues, Dassault, Lagardère, etc...
Je demande une enquête.
Et au Dr Elisabeth-Marie Meyer-Buisan de Bocsa une expertise psychiatrique.
Le technicien n'a pas répondu parce qu'il ne le pouvait pas, même en "off". Il ne pensait même pas "casses-toi... petit".
Parce qu'il a exprimé, en vraiment peu de mots, le malaise d'un français, pendant que d'autres se raclaient la gorge.
Si le président venait à me rencontrer, qu'il me dise bonjour, je saurais m'adapter à la situation et rester logique, en pensant au bien des autres français.
Je répondrais : "casses-toi, pauvre type".
Toi et toute la corruption que tu ériges en sport national.
Ensuite, seulement, avec une police qui aura autre chose à faire que d'expulser des travailleurs sans papiers (se sont les "gentils" patrons qui préfèrent les embaucher et ne sont jamais inquiétés), avec une justice qui aura retrouvé son sens, bref, dans un état policé, nous bâtiront une économie après avoir expliqué aux français que tout l'argent provient d'un seul robinet, appelé "chiffre d'affaires", qui doit arroser tout le monde.
Il faut bien un état probe pour distribuer et irriguer les champs qui composent la société.
Un robinet, ou plutôt la pomme d'une douche, alimenté par une pompe (vous vous rappelez des Shadocks ?), une pompe qu'il faut bien graisser, qui transforme les ressources naturelles (matières premières et énergies) en biens de consommation, et amorcée par des capitaux.
Aucun capitaliste ne peut prétendre posséder le robinet. A moins de pomper d'une main, amorcer de l'autre, et creuser la terre avec ses pieds. Et d'être propriétaire du monde.
Pourquoi la pomme d'une douche ? Parce qu'entre la pomme et les réservoirs "masse salariale", "reconstitution des capitaux", il y a des éclaboussures : les pots de vin, les détournements de fonds, les vols, et quantité de fumisteries financières.
Cela existe et doit être dessiné dans ce circuit économique, l'ignorer c'est négliger un détail qui aujourd'hui est une monstruosité.
Il est impossible de créer de l'argent avec de l'argent. Lorsque cela se pratique, il y a duperie.
Mais nous sommes bien loin des préoccupations de cet olibrius.
Il ne sait que tordre les tuyaux qui devraient arroser la masse salariale (d'où partent les tuyaux qui alimentent le bac des charges sociales), pour remplir le réservoir "capital" (d'où partent des tuyaux de plus en plus fins pour alimenter également les charges sociales), au profit de ses amis.
Je m'adresse aux droitistes, nous, gauchistes, on a déjà compris, depuis que l'on s'intéresse à la politique :
non, les caisses de notre pays ne sont pas vides : elles ne sont plus remplies.

mercredi 11 mars 2009

005 15_juin_2008 Enfants CM2 de Monein à la question

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C'est grave...
À faire suivre si le cœur vous en dit.
Merci !

INCROYABLE!!!!! On se croirait revenu en 1940 !!!!!
A Faire circuler de toute URGENCE!!!!
Information grave

à tous ceux qui ont des enfants en primaires surtout en CM2 une expérimentation est en cours dans 80 classes en France

"Flicage des enfants,

Conseil local de Monein. Des enfants soumis « à la question » à l'insu de leurs parents ! Expérimentation à l'école primaire de Monein de l'évaluation CM2 jeudi 22 mai 2008, par le Conseil local Monein.

Pire que la base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les enfants dans le cadre même de l'école.

À l'école primaire de Monein sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations dites expérimentales, concernant les CM2.

Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS.
En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n'avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et pour cause !

Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4 révèle bien des surprises !

Elle s'intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà fait auparavant 3 séries d'évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n'y a pas de mauvaises réponses ».

Et ça commence très fort avec des questions du type : "Es -tu né en France ?" "Ta mère est née en France ?" "Ton père est né en France" "Quelle langue parles- tu à la maison ?" "D'habitude qui vit avec toi à la maison ?"

a) ta mère b) une autre femme tenant le rôle de ta mère a) ton père b) un autre homme tenant le rôle de ton père" La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture de BASE ÉLÈVES n'est certainement pas fortuite.
Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à la maison » morceaux choisis : « à la maison j'ai vraiment l'impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j'aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas »

Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à l'école » avec des réponses comme « en classe je travaille parce que je n'ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus »

Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N'ONT RIEN À VOIR AVEC L'ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2. De plus ces questions sont pernicieuses, retorses.

Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de l'éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d'évaluation pédagogique ?

Les parents ne sont pas informés de ce que l'on demande aux enfants. Sans l'attitude courageuse et civique des enseignants de l'école de Monein qui ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait déroulée dans le plus grand secret.
L'utilisation, fourbe, de l'ingénuité des enfants qui n'ont pas d'autre choix que de répondre dans ce contexte scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de maintenir cette opération dans l'opacité, rappelle des pratiques totalitaires en cours dans d'autres lieux et dignes d'autres temps. Sans parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à un tel interrogatoire.

Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d'autres écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre devoir à tous d'alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un scandaleux fichage des enfants.

Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré), l'Inspecteur d'académie n'a pas souhaité répondre....

Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à cette adresse
http://www.everyoneweb.fr/lec/
(Partie 4 questionnaire enfant…)

Samedi 24 juin les parents FCPE de Monein, très mobilisés, seront à la manifestation à 11h au complexe de la République à Pau, et distribueront des tracts pour informer et alerter les autres parents.

P.-S. :
Vendredi 23 mai : devant l'avalanche de protestations, malgré la caractère limité de l'expérimentation (80 écoles en France) le ministère a décidé de demander aux enseignants de ne pas faire remplir la partie 4 de l'évaluation CM2 « expérimentale ».


De : Bernard Gensane
mercredi 4 juin 2008
Devant le tollé concernant cette mesure, l'ordre a été donné de ne pas remplir cette partie du questionnaire !!
Restons éveillé !
Gilles
> Liste d'échange entre les comités locaux.
> Pour les changements d'adresses, merci d'écrire à caroline@attac.org ou
> eric@attac.org

mardi 10 mars 2009

004 19_fevrier_2008 Casse-toi, pauvre type

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Allocation de la République au président.
Fond musical : La Marseillaise "Allons enfants de nos cités..."


"Ma lettre au président" AXIOM.

Monsieur le Président,
Avec tout le respect que je dois à votre fonction
Je vous demanderais un peu d'attention
Je me présente à vous en tant que citoyen,
Sain de corps et d'esprit, en pleine possession de mes moyens
À l'heure où je vous parle, dans le pays le couvre-feu résonne
Je fais appel à l'article 19 de la déclaration des droits de l'homme
Sans étiquette, je ne jugerai que vos actes
D'avance veuillez recevoir mes excuses les plus plates

Monsieur le Président,
Je vous fais part de ma grande indignation
Face aux événements, comprenez ma position
Je suis français, ai grandi dans les quartiers populaires
Mes grands-parents ont défendu la france pendant la guerre
Mes parents eux aussi l'ont reconstruite cette république
Rappelez vous ces ouvriers qu'on a fait venir d'Afrique
Et Leurs enfants ignorés par le droit du sol
Citoyens de seconde zone, de la naissance à l'école
J'accuse trente ans de racisme et d'ignorance
La répression sans prévention en France
J'accuse votre politique, vos méthodes archaïques
La centralisation, la défense unique de la loi du fric
Au lieu de rassembler car tous français,
Vous n'avez fait que diviser, laissant l' extrême droite avancer.
Monsieur le Président,
Ne le prenez pas comme une offense,
Mais moi aussi je crois en la démocratie de France
Je crois en la république, la vraie
Car c'est le rêve du peuple et des opprimés
Colonisation, chômage, et précarité
Ont engendré violence, inégalités
La Discrimination, à l'embauche, à l'emploi, cela va sans dire
Provoque la fuite des cerveaux, laisse une jeunesse sans avenir
Est-ce un hasard si votre ministre séduit l'extrême droite ?
Ces gens qui auraient livré la France sans jamais combattre
Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre, une lettre que vous lirez peut-être
Monsieur le Président, je vous écris une lettre
Dans les rues, la sixième république vient de naître

Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre
Je me présente à vous, pacifiquement
Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre
Ma lettre au président
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
Peut-être ferez-vous preuve de compréhension
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
La sixième république attend votre démission

Monsieur le Président
Tout ne peut être de votre seul chef
Je le comprends même si je formule mes griefs
Votre gouvernement plonge le pays dans le chaos
Incapable de discernement, incapable de vents nouveaux
Le peuple a besoin de solutions, non de mensonges
« Liberté, égalité, fraternité » n'est pas un songe
Incapables de protéger nos policiers, nos enfants
D'un affrontement qui restera sans précédent
nous sommes l'avenir, en notre cœur le plus beau des rêves
pacifiquement, la sixième république en est la sève
la république a besoin d'un nouveau vent
celui de l'espoir, du cœur, un vent plus tolérent
monsieur le président,
votre ministre instaure la terreur
Et l'histoire dira bientôt que ce fut une erreur
Où est passé cet humanisme qui a fait la grandeur de ce pays ?
Est-il dans la rue ou dans ces treillis ?
le peuple d'en bas ne veut pas d'école en apprentissage
mais plus d'égalité de chance et plus de partage
Monsieur le Président de la peur est nait la haine
Les luttes politiques sont loin des valeurs républicaines
La France est un idéal qu'il faut sans cesse bâtir
Dans l'honnêteté, la transparence, l'altruisme et dans l'avenir
Marchons, marchons, vive la France oui,
Mais dans la paix et le respect des différences
Monsieur comment aurait on pu faire mieux il aurait déjà fallu moins attiser le feu
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
La sixième république est en train de naître

Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre
Je me présente à vous, pacifiquement
Monsieur le Président,
Je vous écris une lettre
Ma lettre au président
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
Peut-être ferez-vous preuve de compréhension
Monsieur le Président
Je vous écris une lettre
La sixième république attend votre démission

Monsieur le Président
Vous remerciant de votre attention
Veuillez agréer mes sentiments les plus distingués.

Adieu.

lundi 9 mars 2009

003 14_fevrier_2008 T'as fait tes devoirs, Ibrahim ? Avant d'aller jouer !

Jeudi 14 février 2008.

Le Président de la République, le nouvel instituteur, nous a demandé à nous, les 125 000 enfants de CM2, d'étudier la vie d'un petit enfant juif mais qu'est mort en déportation pendant la guerre, et puis aussi pendant la solution finale.

Il est marrant M. Sarkozy, il est petit avec un gros derrière, je sais pas pourquoi il donne la solution avant qu'on ait fini le devoir.

Il faut juste que je me rappelle (c'est un devoir de mémoire), que le petit enfant a été tué avec du gaz (c'est pas un problème de robinet) parce qu'il était juif ! Parce que les méchants allemands n'aimaient pas les juifs.
Je dois me rappeler que les allemands sont tous des méchants avec les juifs.

C'est pas un problème d'Histoire non plus. Maman a dit à papa que c'est plein de problèmes, l'Histoire, aujourd'hui y en a plus. Elle a dit que si on se rappelle de toutes les histoires d'avant, ça fait moins d'histoires à raconter pour celles d'aujourd'hui, c'est une idée de M. Sarkozy. Comme enfumer les abeilles pour pas qu'elles voient pour qui elles travaillent, qu'elle dit.

J'ai dit à maman qu'je comprenais rien à toutes ses histoires.
C'est pas de ton âge, qu'elle m'a dit.
Ils en font des histoires pour mes devoirs ! Si c'est pas de mon âge !
Ou alors, faut pas q'me rappelle si j'ai des devoirs à faire avant de sortir aller jouer ?

Papa il est policier (mais pas flic, mon papa !), mais il dit souvent qu'il est maghrébin.

Je voulais écrire à mon futur copain juif pour lui dire que je me rappelle de lui, pour faire connaissance, mais comment il va me répondre, puisqu'il est mort parce qu'il avait plein de gaz?

Alors, j'ai demandé à papa de m'aider à faire le devoir de mémoire, j'ai de la chance, moi, j'ai une photo de mon petit copain juif. Dans ma classe, ils sont jaloux, ils n'ont pas de photos, que les noms et les adresses, en France et en Pologne.
Je vais la planquer, la photo, dans mon journal intime. Bien cachée, pour pas être traité d'anne.

Il m'a dit que c'était horrible de tuer des petits enfants juifs sans leurs parents.

- pourquoi ils ont pas prévenu la police ? Tu les aurais arrêté, hein, papa ?
- non, pas à l'époque !
- ??? Mais l'instit a dit que c'était horrible et bête !
- oui, mais faut obéir aux ordres !
- même quand c'est horrible et bête ?
- VA JOUER !
- qu'est-ce que tu fais, papa ?
- maman veut écrire au président de la République pour parrainer un enfant du Darfour, mort ou vif ! Et moi je vais lui écrire pour parrainer un enfant palestinien pendant qu'il est encore vivant !
- papa !
- quoi ?
- c'est vrai ce qu'il m'a dit, l'instit, pas le petit, le grand, que les cowboys ils ont tués tous les bisons pour que les indiens ils arrêtent de les tuer ? Les bisons ou les cowboys ?
- euh ... c'était pour mettre des chevaux de fer à la place...
- tu peux demander au président instituteur si je peux en plus de mon copain juif parrainer un bison ?

Pour mémoire :
http://www.rue89.com/2008/02/20/shoah-pour-la-police-aussi-il-faut-un-devoir-de-memoire

dimanche 8 mars 2009

002 19_juillet_2006 Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration

A propos de mon interview lors d’un sondage auprès des habitants du 12ème arrondissement de Paris, sur l’intérêt de la Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration.

Rendez-vous à la Cité Nationale et patati et patata, on branche le micro et on me questionne.
Ces réflexions me sont venues au cours de l’entretien, ce qui explique que parfois je perdais le fil de la discussion, suivant plutôt le fil de mes pensées.
Mes pensées ont même dérivées vers un lien logique entre l'immigration et la présence de l’aquarium !

"Je vous comprends tout à fait sur ce point : l'Histoire de l'Immigration et vous remercie d'agir sur ce sujet à la CNHI. Cette diversité culturelle de la France n'est pas uniquement actuelle, mais historique.

Mais pourquoi avoir choisi comme début les années 1820, le règne de Louis Philippe le restaurateur, qui a mis pas mal de monde à la porte, et non pas depuis le début de l'histoire connue des siècles passés sur notre petit bout de planète ?

Au moins l'époque gallo-romaine, qui a façonné nos dialectes d'oc et d'oïl. Et celle de nos voisins limitrophes.
Lorsque votre équipe grossira, je suggère qu'au sein de ce module "Histoire de l'Immigration", pour augmenter l'espace-temps vers le passé, une équipe se consacre aux premières migrations importantes vers la France. Les premières immigrations d'alors s'appellent migrations, donc hors sujet ?

Exact, mais lorsque le sujet est intéressant, on aime l'étude exhaustive, pour connaître tous les aspects et regards pour appréhender le sujet.
Je verrais bien une section de votre équipe qui présenterais "l'avenir de notre pays par déduction de son passé, des faits actuels". Et pas uniquement une histoire de "l'Immigration de 1820 à nos jours". Augmenter l'échelle temporelle, vers le passé et l'avenir me paraît enrichissant et justifié.

Je comprends le choix du mot "national". La nation française, dont je suis fier, est un sous-ensemble de l'Europe, elle-même un sous-ensemble de NOTRE planète à tous. D'autres pourraient, pertinemment, la limiter à l'espace francophone. Donc il s'agit de faire connaître l'histoire de notre pays.

Comme il me paraît difficile de fermer les yeux et de rester aveugle dès que notre regard butte sur une frontière, parfois une chaîne de montagne, parfois le trottoir d'en face (en Belgique), l'histoire de notre pays, implique que l'on découvre les pays voisins, surtout s'il s'agit d'immigration.

Donc, augmentons l'échelle spatiale, en tenant compte des conséquences de notre appartenance à l'Europe, au monde francophone, au monde entier.

En effectuant récemment une mission de formateur auprès du CyberAgora d'Emmaüs, au 32 rue des Bourdonnais à Paris, j'ai rencontré un américain (Craig, informaticien, agrégé de mathématique, violoniste de jazz par passion, qui a choisi la rue !), trois nigérians, des algériens, marocains, des français de souche, un chinois, une russe, et d'autres, parmi les SDF que j'ai rencontré dans ce cybercafé mis à leur disposition.

Impossible de parler d'histoire de l'immigration en France sans évoquer tous ces pays, pas uniquement francophones.

Je suis donc d'accord avec votre idée, au point que je voudrais l'amplifier, la développer, la compléter, au niveau européen, jusqu'au niveau mondial, nature y comprise.

Nature comprise ? Oui, parce que je pense que les conditions climatiques, provoquent des migrations. Nous n'en sommes pas encore au point où les iles Seychelles sont submergées (ce seraientt les premières à disparaître), mais nous avons déjà des immigrants qui fuient leur pays, désertiques, par manque d'eau, tout simplement. Ou de nourriture.

Je crains que le nom qui a été choisi pour ce Palais de la Porte Dorée, la "Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration" (ouf !), ne provoque des polémiques, l'immigration étant devenue un sujet très sensible ! Cela va être perçu comme une "Cité", mot encore sensible!, "Nationale" 'Brrr !) de l'apologie de "l'Immigration".

Beaucoup de personnes à qui j'ai parlé de ce nom, ont immédiatement réagies dans ce sens. Danger !
Parce qu’il existe un véritable rejet de l’immigration en France, et dans presque tous les pays dits riches.
A vouloir trop faire oublier la colonisation et ses méfaits, j'ai peur que l'on obtienne l'effet inverse, en inversant le sens des migrations (colons émigrant outre-mer, maintenant les anciens colonisés immigrants).
Cela va apporter de l'eau au moulin de ceux qui craignent d'être noyés par les flux d'immigrés de l'est, du sud, et maintenant de Chine, des Indes, des Amériques.

"La France terre d'accueil" ? Oui, du temps où l'asile politique était un devoir.
Mais "la France ne peut accueillir toute la misère du monde" ?
Pour la majorité dans notre pays, oui ; d'après les derniers sondages : Front National 25/30 %, UMP : 35/40 %, cela fait au moins 60/70 %.

Oui, aujourd'hui il s'agit d'asile pour cause de misère, et parler d'immigration est perçu comme une ruée pour partager notre gâteau, et beaucoup pensent que les parts sont injustement de plus en plus petites. Pas de place ! L’invasion des barbares, pour certains, des délinquants en herbe, pour les autres.

Pourtant, historiquement, pré-historiquement, les premiers hominidés venus d’Afrique, sont partis pour l’Asie, se sont intéressés un peu tard à l’Europe, et par erreur ont découvert l’Amérique, reviennent chez eux. Les berbères, caucasiens revenus en Afrique, sont nos aïeux, aux yeux bleus.

En 1943/44, on avait besoin de chair à canon. L'armée du Rhin et Danube honore encore ses africains, avec sincérité. C'était l'empire, point de races ni de religions, tous appelés à verser leur sang pour LE PAYS.
On les a appelés à l'aide, parce qu'ils étaient français ! Ils sont venus, en chantant :

Le chant des africains 1944 (extraits):
Refrain
C'est nous les africains qui arrivons de loin
Nous venons des colonies pour défendre LE PAYS

Car nous voulons porter haut et fier
Le beau drapeau de NOTRE FRANCE ENTIERE
….

Battez tambours (bis)
A nos amours (bis)
(bis)
Pour LE PAYS
Pour LA PATRIE
Mourir au loin
C'est nous les africains.

Premier couplet
Nous étions au fond de l'Afrique
Gardiens jaloux de NOS COULEURS (ironie ?)
…….
……
En criant, en chantant, en avant
Serrons les rangs.
(Note de Patrice :
Versez votre sang
Hommes de couleur
Pour nos couleurs
au feu, au premier rang
)

Deuxième couplet :
Pour le salut de NOTRE EMPIRE
……
……
Serrons les rangs

Troisième couplet
DE TOUS LES HORIZONS DE France
Groupés sur le sol africain
Nous venons pour la délivrance
……….
………..
Serrons les rangs

Quatrième couplet (celui-là, j'ai la gorge serrée)
Et lorsque finira la guerre
Nous reviendrons à nos gourbis (Qui a dit ? : Ouf !)
Le cœur joyeux et l'âme fière
D'avoir libéré LE PAYS
En criant, ….
Serrons les rangs.

Petite note historique : le mot péjoratif bougnoul viendrait du mot bougnoulats, nom donné avec affection par les lorrains, qui ont admiré le courage des tirailleurs sénégalais et marocains du 23ème régiment d'infanterie coloniale, qui s'étaient illustrés par leur pugnacité en Champagne, au Chemin des Dames, pendant la guerre 14-18.
Les temps ont changés, il n'y a plus de boches, donc de bougnoulats, que des bougnoules.

Dans un passé récent, les années 50 de la reconstruction, il nous fallait d'urgence faire des cités modernes, avec salles de bains, WC, luxe introuvable dans les beaux mais vieux immeubles de Paris.
La France a donc fait appel aux italiens, espagnol, portugais, cela n'a pas suffit, alors, en dernier (!), les maghrébins, les africains. Certains sont rentrés au pays, enrichis ou écœurés. D'autres ont fait souche, les européens seulement.

Aujourd'hui, notre devoir, est d'aider les immigrés déjà installés a être des français intégrés, de plein droits, et non désintégrés : porter la main à son cœur, ou s’incliner, au lieu de se serrer la main, d’accord ! 80 % des infections se transmettent par les mains !

La France étant historiquement de toutes origines, l'histoire de l'immigration est donc d'un grand intérêt.

Mais que le français soit réellement enseigné à l’école. La langue, c’est le creuset des mêmes valeurs, de la façon de penser.

Notre devoir, et notre meilleur moyen de vaincre les appétits envers notre petit gâteau, pour ceux qui y tiennent, est vraiment, maintenant, réellement, efficacement, de lutter contre la misère là où elle se trouve, chez nous, et surtout ailleurs.

Cela dépasse le cadre national, et ne doit surtout pas être l’affaire d’une nation de patriotes, qui agiront nationalement au nom de leurs valeurs.
Seule l’Union Européenne semble porter en germe la possibilité d’accomplir cette mission (voir ma note "l'Union Eternelle").

Faire découvrir la diversité culturelle dans ses habitats d'origine, et surtout la nécessité d'aider ces pays. De même pour les animaux, qui ne sont heureux que dans leur écosystème, demandez aux poissons de l’aquarium, ils préfereraient être dans leur habitât naturel, on aime tous son "chez soi".

Je dérive, je délire, je fais l’amalgame entre les piranhas, les crocodiles et les envahisseurs.
Non, il y a un rapprochement à faire entre l’homme et les animaux, en matière d’immigration.
Les tortues de Floride, si mignonnes dans leur aquarium, et si envahissantes une fois relâchées dans notre nature française, parce que trop grosses dans l'aquarium du salon !

Ce projet culturel est un sous-ensemble des deux aspects de la diversité, culturelle, ethnique, et la biodiversité, naturelle (Aquarium et zoo).

Si ce projet se limite, sous ce nom par ailleurs trop long, non mémorisable, inspiré par des polémiques trop actuelles, nous perdons toute chance de pérenniser avec élégance toutes les beautés cachées dans ce mot : Diversité : des hommes, des cultures, de la biodiversité.